Loi 25, cookies et conversions : comment mesurer vos leads sans vous mettre à risque (Québec)
Vous voulez respecter la Loi 25. Mais vous ne voulez pas saboter vos conversions, vos campagnes Google ou vos pubs Meta.
Bonne nouvelle : les deux sont compatibles. Mauvaise nouvelle : beaucoup de PME font encore n’importe quoi (soit elles bloquent tout, soit elles continuent comme avant en espérant que ça passe).
Dans cet article, on va clarifier ce qui change vraiment avec la Loi 25, déterminer où se trouvent les vrais risques et, surtout, apprendre comment mesurer ce qui compte (leads, ventes, performance) sans jouer avec le feu.
Voici donc une méthode simple pour clarifier ce qui change et quoi faire.
Loi 25 et cookies: l’essentiel à retenir
- La Loi 25 touche la collecte de données, pas juste les cookies
- Bloquer tous les outils = fausse bonne idée
- Les GA4, pixels et formulaires peuvent rester utiles s’ils sont bien configurés
- Le consentement doit être clair, réel et respecté techniquement
- La majorité des problèmes viennent de tags installés sans logique
- Une bonne conformité commence par un inventaire
- Oui, vous pouvez rester conforme sans perdre vos leads (consommateurs qui visitent votre site)
Et si vous voulez aller plus vite : un audit de votre setup évite 90 % des erreurs.
Loi 25 : ce que ça change concrètement pour votre marketing
La Loi 25 ne vise pas à tuer le marketing numérique. Elle vise à mieux encadrer comment les données personnelles sont collectées, utilisées et partagées.
Ce n’est pas seulement une question de cookies : chaque formulaire, chat ou outil d’analyse devient un point de collecte qu’il faut documenter et sécuriser.
Pour les PME, ça peut sembler complexe, mais c’est aussi une occasion de créer une relation de confiance avec vos visiteurs et d’améliorer la qualité des leads.
Cookies, pixels et formulaires : où ça coince
Dès que votre site utilise GA4, déclenche un pixel Meta ou Google, envoie un formulaire, fait du remarketing ou installe un chat ou une heatmap, il collecte ou traite des données.
La Loi 25 exige surtout trois choses :
- Informer clairement
- Obtenir un consentement valide quand c’est requis
- Respecter ce consentement techniquement
Conformité vs paralysie : le piège classique
Beaucoup de PME font l’une de ces deux erreurs :
- Tout bloquer → plus aucune de données, zéro optimisation, pubs inefficaces
- Ne rien changer → risque légal + perte de contrôle
La bonne approche est entre les deux.
Cookies, pixels et GA4 : comprendre le risque en 3 minutes
C’est quoi un cookie (version PME)
Un cookie (ou témoin de navigation), c’est simplement un petit fichier qui permet de :
- reconnaître un visiteur
- mesurer un comportement
- optimiser une expérience
Tous les cookies ne sont pas égaux. Certains sont essentiels, d’autres servent à la performance, d’autres au marketing.
Pour une explication juridique claire des témoins (cookies) et du consentement selon le droit québécois, voir cette source juridique fiable.
C’est quoi le profilage ?
Exemple simple : un visiteur regarde une page de services. Il voit ensuite une pub liée à ce service sur Facebook.
Ça, c’est du profilage. Et oui, la Loi 25 s’y intéresse.
Les 3 endroits où ça dérape le plus souvent
- Des tags actifs avant le consentement
- Des plugins WordPress installés “pour tester”
- Des pixels publicitaires mal documentés
Résultat : personne ne sait vraiment ce qui collecte quoi.

Ce que votre site doit afficher (et permettre)
Politique de confidentialité : ce qui manque souvent
Une politique efficace explique :
- quelles données sont collectées
- pourquoi
- combien de temps
- avec quels outils
- comment exercer ses droits
Ce n’est pas un copier-coller légal. C’est un outil de transparence.
Pour aller plus loin sur les obligations de consentement et de transparence (cookies et témoins), voici une publication juridique québécoise détaillée.
Bandeau cookies : ce qu’il doit vraiment faire
Un bon bandeau Loi 25 :
- permet d’accepter et de refuser
- sépare les catégories (essentiel / marketing / performance)
- n’active pas tout par défaut
- fonctionne réellement côté technique
Si le refus ne change rien → problème.
Pour comprendre comment Google recommande de configurer le mode de consentement côté tags (par exemple dans GA4 ou GTM), consultez le guide officiel de Google sur le mode Consentement.
Formulaires : clarté avant tout
Un formulaire doit indiquer :
- l’usage des données
- la finalité (soumission, infolettre, suivi)
- un lien vers la politique
Simple, clair, humain.
La méthode “zéro panique” en 5 étapes
- Inventaire complet: listez tout ce qui collecte des données : GA4, Google Tag Manager, pixels publicitaires, formulaires, CRM, outils de chat, heatmaps, plugins, etc.
Pour les PME qui utilisent un CRM comme Go High Level, c’est aussi le moment de vérifier que la collecte et la synchronisation des données de formulaires respectent le consentement de l’utilisateur.
- Classer les outils: essentiels (fonctionnement du site), performance (analytics) ou marketing (publicité et remarketing)
- Mettre une logique de consentement
Certains outils peuvent fonctionner sans consentement, d’autres seulement après acceptation. L’important : que le choix de l’utilisateur soit respecté techniquement.
- Tester ce qui se passe vraiment
- Avant consentement
- Après acceptation
- Vérifier que les conversions se déclenchent correctement
- Monitoring mensuel
Nouveaux outils, nouvelles campagnes, mises à jour : la conformité et le tracking ne sont jamais figés.
La conformité n’est pas une tâche ponctuelle. Les outils évoluent, les plateformes mettent à jour leurs tags et de nouvelles fonctionnalités apparaissent.
Un suivi régulier permet d’éviter les erreurs, de détecter les problèmes avant qu’ils impactent vos conversions et de s’assurer que les visiteurs continuent à avoir un contrôle réel sur leurs données.
Considérer cela comme un processus continu réduit le stress et renforce la fiabilité de vos statistiques.
🌵 Vous voulez qu’on fasse l’inventaire de vos tags et qu’on crée un plan d’action conformité + tracking ?

Est-ce que vous allez perdre vos conversions ?
Ce qui se mesure encore:
- conversions serveur
- événements essentiels
- données agrégées
- signaux de performance
La mesure change, mais ne disparaît pas.
Les erreurs qui font croire que rien ne fonctionne
- mauvais déclenchement GTM
- conversions non validées
- consentement mal branché
Ce n’est pas la Loi 25 le problème. C’est l’implémentation.
Ce qu’on recommande en priorité
- garder GA4 utile
- sécuriser les pixels
- mesurer ce qui alimente les décisions
Pas tout. Juste ce qui compte.
🌵 Truc de pros:
Afin d’utiliser des leviers de marketing qui ne sont pas dépendants des cookies, de plus en plus d’entreprises misent sur le SEO et l’IA pour renforcer leur visibilité.
Le SEO et l’IA sont des solutions complémentaires qui ne nécessitent pas de suivi individuel pour fonctionner. L’optimisation des contenus et l’automatisation des campagnes peuvent générer du trafic et des leads qualifiés sans profilage intrusif.
Pour les PME, c’est une opportunité de compenser les limites imposées par le consentement et d’investir dans des leviers durables et scalables.
Server-side / GTM avancé : utile ou overkill ?
De plus en plus, les PME utilisent le suivi côté serveur (server-side) pour collecter les données essentielles sans dépendre de chaque cookie.
Les informations agrégées permettent de mesurer la performance globale d’une campagne tout en respectant le consentement de l’utilisateur.
C’est un moyen de garder la main sur vos statistiques et vos conversions, même si certains visiteurs refusent les cookies marketing.
Quand ça vaut le coût:
- fort volume publicitaire
- E-commerce
- dépendance aux conversions
- Quand ce n’est pas nécessaire:
- site vitrine
- peu de campagnes
- objectifs simples
Effort estimé
- temps : moyen à élevé
- budget : variable (à évaluer selon votre réalité)
Exemples concrets
Exemple 1 — Site vitrine (PME de services)
Objectif : formulaires et appels.
- GA4 actif pour la performance
- Pixels publicitaires déclenchés après consentement
- Message clair sous le formulaire + lien vers la politique
Résultat : les leads restent mesurables, sans risque inutile.
Exemple 2 — E-commerce
Objectif : ventes et remarketing.
- Consentement séparé (essentiel / performance / marketing)
- Pixels Meta et Google bloqués sans accord
- Conversions clés mesurées via données agrégées ou serveur
Résultat : pubs optimisées, conformité respectée.
Une approche claire = moins de stress, plus de contrôle.
La Loi 25 n’est pas un mur. C’est un cadre.
Avec une bonne méthode, vous pouvez respecter la loi, protéger vos utilisateurs et continuer à générer des leads mesurables.
👉 Le vrai risque, c’est de laisser un setup flou, mal compris et non documenté.
Consultation gratuite
Chez Cactus Numérique, nous aidons les PME à gérer ce qui a trait à la Loi 25 (cookies et autres) pour que vous restiez conformes sans perdre les informations précieuses sur les consommateurs qui visitent votre site.
🌵 Demandez votre évaluation gratuite et sans engagement! Ça peut être par téléphone, appel vidéo ou en personne.
Contactez nos spécialistes et recevez votre plan d’action personnalisé en 48 h.
Téléphone : (438) 496-5019
Courriel :info@cactusnumerique.com
FAQ
Faut-il un bandeau cookies au Québec ?
Généralement oui, dès que des témoins non essentiels sont utilisés. Le bandeau doit permettre un choix réel et être respecté techniquement.
Est-ce que GA4 est illégal sans consentement ?
Non. Tout dépend de la configuration, du type de données et du respect des bonnes pratiques. À valider selon le contexte.
Les pixels publicitaires sont-ils concernés ?
Oui. Meta, Google et LinkedIn impliquent du profilage. Le consentement est central.
Comment savoir quels tags sont actifs ?
Un audit via GTM, extensions navigateur et tests avant/après consentement sont recommandés.
Shopify ou WordPress gèrent-ils ça automatiquement ?
Partiellement. Les plateformes aident, mais ne rendent pas un site conforme à elles seules.



